Thi-Ba
Flexible
flanc mat sous le corsage d'indienne au nud lâche
elle
s'exile d'un regard trop prompt
vers le camaïeu d'horizons liquides.
Je souffle : Thi-Bâ !
Une fossette ensoleille sa joue ; deux virgules inverses
ponctuent son râble de batracienne
qu'emprisonne
un écheveau de reflets moirés :
Passe ton chemin soldat !
De la berge, je la respire. Elle
à l'odeur métisse de bétel et de mangue.
Délicate
ondine de proue
greffée à l'amphore des hanches
son buste
émerge de la rizière.
Nhà-qué ou princesse ? Qui le sait soldat ?
A tes souhaits !
Sous l'aile d'ombre
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